Conversation-Evasion

1 mars 2010

Publié par maeves dans Poésie

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1 mars 2010

Publié par maeves dans Poésie

Avec comme pour langage
Rien qu’un battement aux cieux
Le futur vers se dégage
Du logis très précieux
 
Aile tout bas la courrière
Cet éventail si c’est lui
Le même par qui derrière
Toi quelque miroir a lui
 
Limpide (où va redescendre
Pourchassée en chaque grain
Un peu d’invisible cendre
Seule à me rendre chagrin)
 
Toujours tel il apparaisse
Entre tes mains sans paresse. 

1 mars 2010

Publié par maeves dans Poésie

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1 mars 2010

VOYAGE…

Publié par maeves dans Poésie

 

Elle voulut aller sur les flots de la mer,
Et comme un vent bénin soufflait une embellie,
Nous nous prêtâmes tous à sa belle folie,
Et nous voilà marchant par le chemin amer.
 

Le soleil luisait haut dans le ciel calme et lisse,
Et dans ses cheveux blonds c’étaient des rayons d’or,
Si bien que nous suivions son pas plus calme encor
Que le déroulement des vagues, ô délice!
 

Des oiseaux blancs volaient alentour mollement
Et des voiles au loin s’inclinaient toutes blanches.
Parfois de grands varechs filaient en longues branches,
Nos pieds glissaient d’un pur et large mouvement.
 

Elle se retourna, doucement inquiète
De ne nous croire pas pleinement rassurés,
Mais nous voyant joyeux d’être ses préférés,
Elle reprit sa route et portait haut la tête.
 

27 février 2010

Publié par maeves dans Musique

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27 février 2010

Publié par maeves dans Musique

Publié par maeves dans Musique |Éditer

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27 février 2010

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 Les sonates de Scarlatti (napolitain qui a vécu la plupart de sa vie adulte en Espagne)  sont imprégnées des couleurs et des rythmes de la magie de la vie…

 Je vous conseillerais les enregistrements de Horowitz, pour leur humanité…  ils nous apprennent (peut-être ?), que trop intensément préoccupé par l’âme de l’interprète à la rencontre de l’âme de la musique ou du compositeur, on oublie que c’est dans l’air et l’espace que soufflent le corps et l’esprit ; – que l’”âme” n’est autre que cet endroit où se construit l’accueil humble, et donc courageux et joyeux, des couleurs et des surfaces, des rythmes de la vie.  Ici, où tout se joue – où les choix musiciens rencontrent les choix du cœur, et de l’impossible naît la musique, l’humanité du musicien apparaît. Et l’on sent que c’est dans cet intervalle critique que les choses ont leur place et sont ce qu’elles sont, que la musique par quelque miracle est tachée d’existence, et qu’elle est imprégnée de ce qu’elle raconte. Ce qui n’est rien d’autre et pas moins que la Vie elle-même, et non pas nos états d’âme, nos désirs…               

***       

            Au détour d’un trottoir, d’un chemin, surgit l’événement, l’inattendu, celui qu’on ne pouvait programmer mais seulement répondre de son être, de ses yeux et ses pieds…                     Je te sais amoureuse de ces détours. Je crois entendre ce Silence où la musique est possible et commence, et qui te demande qui tu es. Qui te demande ce que ce lieu veut dire pour toi : là où tu vis vraiment – ici. Qui te demande de quel droit tu es fière de cette ocre qui se détache du ciel. De quel droit m’aimes-tu ? dit une langue colorée et chaude. De quel droit ? demande le lieu. De quel droit nous aimes-tu ? Demandent les maisons et le vieux port et les cris des marchands de poissons. Qu’avons-nous fait pour que tu nous aimes tant ? Sachant que l’amour est plaisir et souffrance et dérision. 

                J’écoute à ce moment précisément – mais de quel moment s’agit-il vraiment ? – la sonate en fa mineur K466 de Scarlatti – et j’y entends la même question m’implorer comme par vagues incessantes. Peut-être a-t-elle été entendue dans ce village ou dans un autre aux alentours, par un pareil soir d’été sur le clavecin de Scarlatti : question écoutée par la fenêtre ouverte jusque dans les rues autour… ?    Il me plaît de l’imaginer ainsi. Je troquerais ma vie à cet instant, d’y avoir vécu en bas de sa fenêtre…  une vie dure faite de tant de contraintes et de frustrations, et où la liberté s’écoutait à la fenêtre d’un étranger, venu on ne sait pourquoi, et qui – consumé par une folle passion – y composa 555 sonates.  Mostrati dunque più umano che critico : e si accrescerai le proprie dilettazioni.   

Vivi felice

Domenico Scarlatti, (1738).

27 février 2010

Publié par maeves dans Non classé

27 février 2010

Publié par maeves dans Poésie

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27 février 2010

Publié par maeves dans Poésie

Feuille d’automne 

Par la brise d’automne à la forêt volée,
Une feuille d’érable erre dans la vallée :
Papillon fantastique aux ailes de carmin !
Un enfant, qui folâtre au pied de la colline,
S’élance pour saisir cette feuille divine :
Enfin, la feuille est dans sa main.

Ne méprisez pas, je vous prie,
Cette feuille rouge et flétrie,
Léger débris de la forêt :
Dieu la chérit, puisqu’il l’a faite !
Pour cet enfant déjà poète,
Cette feuille – pour nous muette -
Porte du beau quelque reflet.

Et l’enfant tient sa feuille, et son grand œil rayonne.
Il contemple longtemps cette feuille d’automne :
Elle a des couleurs d’or, et des lignes de feu.
Le froid l’a fait mourir, et le vent dans la plaine
Depuis le point du jour sans pitié la promène :
Mais c’est encor l’œuvre de Dieu !

Ne méprisez pas, je vous prie,
Cette feuille rouge et flétrie,
Léger débris de la forêt :
Dieu vainement ne l’a pas faite !
Pour cet enfant déjà poète,
Cette feuille – pour nous muette -
Porte du beau quelque reflet.

De ses légers ciseaux, la nature avec grâce
A découpé la feuille, et, d’espace en espace,
L’oiseau l’a, dans les bois, sculptée à sa façon.
Dans sa feuille, l’enfant voit des fleurs, voit des anges, -
Comme il verra, ce soir, des fantômes étranges
Dans le nuage à l’horizon !

Bonheur à toi, feuille flétrie,
Qui ce matin dans la prairie
Au gré du vent errais encor :
Car, grâce à toi, feuille éclatante,
D’un enfant que ta vue enchante
L’imagination riante
Vient d’entrouvrir ses ailes d’or !

Un doux bruissement de la feuille froissée
Fait monter à son front une amère pensée :
L’enfant devient rêveur.- Dans un petit cercueil,
Un jour – ainsi craquaient les feuilles dans la plaine -
Il vit porter sa sœur là-bas, près d’un grand chêne…
Et quelques pleurs voilent son œil.

Bonheur à toi, feuille bénie,
Qui ce matin rouge et flétrie,
Prenais ton vol dans la forêt :
Pauvre feuille sèche et sonore,
Chez un enfant tu fais éclore
Deux plaisirs que le cœur adore :
Le souvenir, et le regret !

Laissez croître l’enfant, et ce sera peut-être,
Peintre ou musicien, dans l’art quelque grand maître -
A l’orage trouvant de sublimes accords,
Donnant une âme à tout, au soleil, à la brise, -
Aux voix du soir, au bruit du torrent qui se brise, -
Prêtant l’oreille avec transports !

Et maintenant, feuille flétrie,
Dans la forêt, dans la prairie
L’aile du vent peut t’emporter :
Dieu vainement ne t’a pas faite !
Car, grâce à toi, feuille muette,
Chez un enfant déjà poète
Le feu divin vient d’éclater !

C’est un artiste en fleur que cet enfant étrange :
Peut-être sera-t-il Van Dick, ou Michel-Ange -
Faisant fleurir l’ivoire ou sourire l’airain.
Un jour peut-être, au front de quelque basilique,
Le marbre imitera, sous son ciseau magique,
La feuille qu’il tient dans sa main !

Et maintenant, feuille bénie,
Dans la forêt, dans la prairie,
L’aile du vent peut t’emporter !
Envole-toi joyeuse et fière :
Car, grâce à toi, feuille légère,
L’amour du beau, tendre mystère,
Chez un enfant vient d’éclater

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